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Cambodge, Siem Reap, Site Angkor.

Cambodge, Siem Reap , Site Angkor.

C’est mon pays, je suis y né en décembre 1971 à Phnom Penh. Enfant de Lon, cambodgienne, et Marcel , français. Mon pays je l’ai quitté trop tôt, j’avais que 5 ans.

Dès que l’avion a atterri je me sens chez moi. C’est inexplicable et très étrange. C’est mon pays et je l’aime. Ce n’est pas la première fois que je reviens. C’est un pays encore sous corruption, la démocratie en est une qu’en surface et les habitants doivent improviser pour vivre et survivre mais voilà, les racines sont bien là.

Je vous amène  sur 3 jours d’excursion et découverte au travers de cette ville, qui est Siem Reap, et qui héberge tellement de trésors de l’époque Khmer.

Jour 1 : ANGKOR WAT : 5h du matin, l’alarme sonne. J’ai a peine le temps de déjeuner que mon conducteur Tuk Tuk est déjà là, bien plus frais et réveillé. « Il  faut partir tôt pour éviter la chaleur et la foule », c’est la recommandation numéro un qu’on reçoit une fois là-bas. Effectivement, à 7h30 arrivé à Angkor Wat, la foule est bien là déjà. Mon Tuk Tuk se gare, je fonce.

 Angkor Wat, signifie « Temple Cité Royale » et en Khmer « la ville pagode », on le retrouve sur le drapeau national. Il a été construit sous le règne de Suryavarman II. Son historique en bref : d’abord  hindou ensuite bouddhiste et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
C’est un français qui l’a redécouvert en 1860, Henri Mouhot. Merci Henri ! Il faut être là pour le magnifique lever de soleil à Angkor Vat, nous y sommes, on y va ;
C’est absolument splendide lorsque le temple sort de la pénombre ; Ma balade je le partage avec Manuela. Je me jette sur chaque pierre, chaque pilier, chaque tour, mon boitier clic clac en rafale. Manuela, elle,  nourrit les singes sauvages et lis le guide historique, chacun son plaisir. Une fois à l’intérieur, je pose mon boitier et elle son guide. C’est majestueux. Je pense que n’importe quelle personne qui visite cet endroit est sous le charme. C’est grandiose. Pour un enfant du pays c’est encore plus spécial.  Angkor Wat reste l’une des réalisations architecturales les plus grandioses et à couper le souffle dans le monde de tous les temps.

L’architecture et le contour contre le ciel font apparaître presque deux dimensions, comme une grosse carte postale de la vie réelle. Les mûrs à l’intérieur et à l’extérieur du temple sont ornés de bas-reliefs et des sculptures. Il y a des sculptures de près de 2000 Apsaras (danseuses célestes), dans le labyrinthe des chambres et des cours  décorée avec des sculptures on découvre des scènes des guerres, de la vie quotidienne et des légendes hindoues.  Vers la fin, une jeune femme se prépare pour un spectacle Aspara. Evidement c’est touristique, mais que c’est beau !

Nous continuons ensuite vers le temple « Bayon » et «  Ta Prohm », particulièrement beau. Les énormes racines qui prennent le dessus sur la pierre dans l’essai de les faire disparaitre, pour quels raisons sont t-ils là ? Le petit Banteay Kdey  clôture cette visite, il me fait penser à un petit Pompei.

Jour 2 : Encore un lever bien tôt, mon conducteur Tuk Tuk est toujours aussi souriant et énergétique, je commence à prendre son attitude. Direction le Lac Tanlé Sap. Apres un tour en vélo dans un joli village j’arrive au village flottant de Kompong Khleang. Les maisons sont construites sur pilotis de 20 mètres pour faire face à la montée d’eaux pendant la saison de pluie.   C’est un spectacle étrange de voir ses squelettes de maisons en bois sans fenêtres qui donnent sur une rivière jaunâtre.

Nous sommes invités de partager un repas avec les habitantes d’une de ses maisons. La vieille dame (qui parle un peu français) nous accueilli chaleureusement, sa maison est simple mais propre et le repas délicieux. Nous nous endormons tous après dans les hamacs.  Le rythme est donné.

Ensuite je découvre avec stupeur les « maisons » flottantes d’une communité vietnamiens. Ils utilisent tous ce qu’ils trouvent pour faire flotter leur construction en bois. Il y a même une école. Et un salon de coiffure. Certains de ses maisons possèdent un potager devant la maison, d’autres donnent l’impression de tomber instantement en ruine. Ils vivent de pèche, de culture de légumes au bord de la rivière et de la culture de riz. Je suis perplexe, autant des sourires et de légèreté dans un environnement aussi austère. Nous doivent repartir, mais nous aurons envie d’y rester encore. Cette journée nous l’avons partagées avec un ambassadeur américain vivant à Hanoi. Il dira à la fin: This is definitely one of the most inspiriting place on earth.

Jour 3 : Il est que 6h30 et nous sommes déjà sur la route vers Banteay Srey, la citadelle de femmes. Les routes sont bien bouchés en Ville , nous avançons que doucement. Ce temple se trouve à 37km de Siem Reap, en Tuk Tuk cela nous prendra 50 minutes. En laisse derrière nous Angkor Wat et Bayon avec ses singes au bord de la route, au bout de 20 minutes nous sommes le seul Tuk Tuk sur la route. La campagne est magnifique, partout nous voyons des buffles d’eau, des vaches, des marchés avec leur tissus faites main. Enfin arrivé nous sommes très surpris de la foule immense déjà prêt à visiter ce célèbre temple hindou.

Nous sommes près de la montagne de Phnom Dei. L’endroit est souvent considéré comme le joyau de la couronne de la culture khmère. Ses décorations figurent parmi les plus belles gravures du site angkorien.  Comme tous les autres temples angkoriens, Banteay Srey est entouré par des douves et des murs d’enceinte de brique et de latérite. Les portes d’entrée très impressionnantes s’appellent gopura. On y trouve une statue du dieu dansant, Siva Nataraja. Les sculptures évoquent la scène mythologique de la culture khmère qui met en scène les divinités comme devatas ou dvarapalas et les créatures symboliques du temps de Shiva. Les façades des linteaux, des portes, des gopuras ou des stupas sont finement sculptées avec des motifs floraux et des scènes de la mythologie hindoue. Les colonnes y sont aussi fortement décorées avec des apsaras, une sculpture des nymphes célestes. La lumière y est très spéciale. Il y a tellement de monde que je n’arrive à peine à faire de photos. Il faut être patient. Très patient. 

Au retour nous passons par le temple TA SOM qui est petit mais splendide. Nous n’avons pas prévues d’aller le voir mais notre conducteur Tuk Tuk insiste, et il a bien raison. Notre dernière destination est PREAH KHAN. C’est à cet endroit que je me demandais si je voulais vraiment retourner en France. Avec des ancêtres khmers, j’ai senti une connexion très forte à cette terre chargé historiquement. PREAH KHAN, était en fait une véritable ville de plus de 50 ha. A l'origine, ce fut un monastère bouddhiste dont les représentations de Bouddha furent détruites par les Brahmanes (prêtres hindous) et remplacées par des représentations hindouistes.

Pour arriver au centre du Preah Khan, on doit passer une enfilade de galeries et de portes qui deviennent de plus en plus basses. Fascinant. Il y a des petits trous dans tous les murs qui herbergaient à l’époque de l'or et des diamants.  On dit que tout cela a été emporté et revendu par les Khmers Rouges. La végétation autour le temple est luxuriant.

La gestion à long terme est la plus grande préoccupation et le travail de WMF à Preah Khan assure que l'attention est accordée au développement des compétences et la main-d’œuvre locale nécessaires pour prendre soin de ces structures longtemps dans l'avenir.

J’ai demandé à Manuela tellement d’aller-retours que les autres visiteurs, pour la plupart des chinois (c’est la fin de l’année chinois et ils sont en vacances) s’arrêterons également pour la prendre en photo.

Pour un photographe, immortaliser  Angkor, c’est une aventure très spéciale. Chaque année a lieu le très célèbre ANGKOR PHOTO FESTIVAL & WORKSHOP à Phnom Penh. C’est en décembre. Parmi les participants, un français. Un enfant de pays. Amoureux de son pays.